Julien ZorikianArchitecture d'intérieur — Marseille
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Vue intérieure de la chapelle en noir et blanc : autel de pierre, bancs de bois et escalier suspendu

Atmosphère

Une chapelle qui ne cherche pas à produire une image spectaculaire, mais à créer une atmosphère propice à l'écoute de soi.

Lieu :
Marseille
Programme :
Chapelle
Adresse :
91 rue Paradis, Marseille

Ce projet de chapelle ne cherche pas à produire une image forte ou spectaculaire. Il s'inscrit dans une démarche plus silencieuse, où l'architecture agit par présence discrète plutôt que par démonstration. L'espace est volontairement épuré, presque retenu, afin de laisser émerger des sensations diffuses : la lumière, la matière, le rythme lent du parcours.

Rien n'est imposé, tout est suggéré. Cette chapelle devient alors un lieu où l'on ne regarde pas seulement, mais où l'on ressent. Un espace capable de faire surgir, ou ressurgir, des émotions enfouies : calme, recueillement, mémoire, intériorité, propres à chacun. Ici, l'architecture ne cherche pas à convaincre. Elle crée une atmosphère, propice à l'écoute de soi.

Le projet s'implante à Marseille, 91 rue Paradis, dans le centre-ville. Le site se situe à la rencontre de différentes échelles urbaines, entre bâti existant, espaces ouverts et cheminements du quotidien. La chapelle s'inscrit avec discrétion dans ce contexte, sans chercher à s'imposer comme un objet monumental. Elle agit comme un refuge intérieur, un espace à l'écart de l'agitation urbaine, tout en restant pleinement ancré dans le contexte marseillais.

Le plan s'organise selon une géométrie simple et axiale, structurant l'espace autour d'un cheminement central menant à l'autel. Les bancs sont disposés de part et d'autre de l'axe, de manière symétrique. L'autel, placé dans l'alignement direct de l'entrée, constitue le point focal du plan, en relation étroite avec la croix située au fond de l'espace.

La croix n'est pas matérialisée par un objet construit : elle apparaît par l'ombre. La devanture en bois filtre la lumière naturelle et projette au sol une ombre en forme de croix, changeante au fil de la journée et des saisons. Elle se révèle puis s'efface, accompagnant les usages et les moments de recueillement sans jamais s'imposer.

Atmosphère — planche 1

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